vendredi 20 juin 2014

Une splendide balade. J’avais regardé la carte de la région et le nom d’Oppedette me plaisait, je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver, je savais qu’il y avait un canyon tout près, c’est tout. Je peux avoir ce genre d’inspiration puisque je ne conduis pas dans ces occasions, je suis celle qui remplace le GPS, je décide de l’itinéraire, j’évince « Nadia ». La route était très sinueuse et étroite, nous n’avions pas choisi la facilité, en passant par la route d’Apt c’était du gâteau, mais moins joli.

Nous sommes passés par St-Michel de l’Observatoire, ses coupoles qui s’ouvrent pour regarder le ciel, un endroit « Rencontre du troisième type » il faut prendre rendez-vous pour visiter, former un groupe, nous sommes allergiques au groupe, alors nous avons poursuivi notre chemin avec comme but ce petit village au nom qui me plaît tant Oppedette.

Des kilomètres parcourus dans les collines, pas âme qui vive, un désert, seul un troupeau de moutons, eux aiment être en groupe.


Des beaux paysages et au bout de la route un endroit merveilleux : Oppedette. Un village perché au bord du vide, le départ du canyon pour les randonneurs, des champs de lavande dans les alentours, la Provence qui nous offre un de ses plus beaux endroits à mon avis. A cette saison les touristes ne sont pas nombreux, nous étions tranquilles, je suppose qu’en été le lieu ne donne pas l’impression d’une telle sérénité. Le seul petit bar du village était ouvert, il ne craint pas la concurrence, nous nous sommes assis à côté d’un couple très sympathique, des étrangers, le monsieur parlait français, ils étaient Allemands, j’avais posé la question  ‘Vous êtes Hollandais ? » « Non, non » Bon…Ils connaissaient la Bretagne et les filles de Camaret, en disant ça il a éclaté de rire, à mon avis il chantait bien en français.
Il y avait une maison à vendre en face du bar, la patronne nous a dit qu’il y avait du monde sur l’affaire. Vivre à Oppedette toute l’année ne doit pas être facile,  une maison de vacances sans doute.
St-Michel l'Observatoire Le village





Retour par la route d’Apt, arrêt sur un parking pour acheter des fruits et des tomates, ce qui est amusant, le marchand ne pèse rien, il y a des barquettes et vous remplissez la barquette à votre goût, vous payez toujours 2 euros qu’il y en ait peu ou beaucoup. Je rêvais de tarte aux abricots, ils sont délicieux, goûteux, juteux.

Je repasse au camping, il faut bien de temps en temps, la preuve :




 Nous avons aussi mangé nos andouillettes à la ficelle :


Des Morbihannais viennent d’arriver, de Lorient mais ils ne jouent pas au scrabble.

J’ai fini deux bouquins « Théorie générale de l’oubli » que j’ai aimé et « Indigo » de C.Cusset, bof ! bof ! Je vais essayer d’écrire une gazette pendant les heures chaudes de la journée. Nous partons bientôt mais quand ? Mardi matin sans doute, il faut que nous traversions la France, ce sera en plusieurs étapes.

Christian a mis les inscrits de Baud sur la page d’accueil du site, pour le samedi et pour les parties originales, vous pouvez consulter.

Ce soir foot, là pas de choix à faire, nous serons pour la France.

SCRABBLE :

SAGARD : Ouvrier de scierie dans les Vosges, bientôt se jouera le festival de La Bresse, pour nous ce ne sera pas encore pour cette année, il y a des choix à faire.

SAGARD + P = GASPARD.

GRELETS = REGLETS –

Et si vous avez regardé TFI  cette semaine ne jouez jamais « gravelax » mais GRAVLAX – Saumon cru.

Nous regardons TF1 au camping pour le foot mais aussi parce que nous n’avons que l’image sur la  2, la 3 et la 5, pas de son, ça n’est pas la faute de notre télé, la cause ?? 

mercredi 18 juin 2014

Après une matinée grise et pluvieuse le beau temps est revenu, la chaleur aussi.

                          
Hier, nous sommes allés à Manosque malgré la menace d’orage, j’avais des courses à faire, un grand Auchan s’est ouvert sur la route en pleine campagne à quelques kilomètres de Manosque. Nous voulions en profiter pour faire un tour dans la petite ville, impossible de se garer, nous avons fait deux fois le tour de la ville par les boulevards, pas une place de parking, Manosque est faite de petites rues étroites, alors nous sommes repartis, de toutes les façons il commençait à pleuvoir et en rentrant j’ai vraiment eu peur, un gros éclair juste en face de la voiture suivi d’un énorme coup de tonnerre qui pouvait me faire sursauter.
Michelle, j'ai acheté le Bruckner il était dans les rayons de chez Auchan. 

Depuis trois jours il fait beau le matin et mauvais l’après midi, aujourd’hui c’est le contraire. Nous avons pu monter à la citadelle sans que la chaleur nous suffoque, c’est supportable.
Il y a toujours quelque chose à découvrir à Forcalquier, la citadelle, le couvent des Cordeliers, bel endroit, reposant, il ne faut pas hésiter à s’engager dans une petite rue. Nous sommes là depuis presque deux semaines et nous ne cessons de nous émerveiller, la ville, les alentours, impossible de s’ennuyer.


Avant de grimper à la citadelle nous avons ri, il y avait un car de touristes, certainement un club du troisième âge qui faisait une sortie. Nous nous sommes retrouvés dans le groupe en traversant la rue et les regards de certains étaient interrogatifs « Tiens, ils sortent d’où ces deux là ? Ils étaient dans le car ? » Non, nous n’étions pas dans le car. Je respecte ceux qui aiment ce genre de sortie mais je reconnais que je ne suis pas encore prête à les accompagner. Trop indépendants, nous aimons agir selon notre guise, nous ne partons jamais en vacances avec d’autres personnes, nous sommes trop fantaisistes dans nos circuits, dans nos horaires, je ne prépare jamais nos vacances, le hasard nous a souvent fait découvrir des coins magnifiques, nous sommes sans doute aussi passés à côté des endroits à voir, il n’y a pas que des avantages dans la fantaisie, les autres supporteraient mal, il vaut mieux rester amis, les vacances en commun tuent souvent l’amitié.
Ma mère partait pour la journée faire une excursion avec son club, mon père jamais, il refusait énergiquement « Laisse-moi tranquille » et alors qu’il approchait des 90 ans il rajoutait « Je ne veux pas aller avec les « vieux ». Ma mère le laissait tranquille, elle partait et rentrait ravie de son escapade. Elle est même partie en Ecosse quelques jours, je ne pense pas qu’elle avait des remords de le laisser seul et elle avait raison.
Christian ne refuse jamais une escapade, moi non plus, nous sommes faits pour les balades, heureux lorsque nous sommes ailleurs, mais surtout pas dans un car….





La citadelle est vraiment un beau but de promenade, il faut grimper mais ça vaut vraiment le coup. Il y a un chemin de croix, je ne crois pas me tromper en disant que nous avions fait aussi le chemin de croix de Rocamadour.



Nous avons traversé le couvent des Cordeliers, il est rénové, un beau jardin avec des herbes aromatiques, les petites salles portent des noms de plantes.




Pour clôturer la promenade, beaucoup plus terre à terre visite à Intermarché, toujours à pied, ils vendent des andouillettes à la ficelle délicieuses, la vraie andouillette, grillée au barbecue un régal. Aujourd’hui c’était tranches de gigot d’agneau de Sisteron, là aussi quelle différence avec un mouton de Nouvelle-Zélande, une ratatouille de chez Martin à Massane en Provence et la petite récompense un petit croquant aux amandes avec le café, je ne me fatigue pas à faire de la cuisine mais nous nous régalons.

Les belles maisons.


Ce soir foot à la télé comme tous les soirs. J’espère que notre favori gagnera, mais qui sera notre favori ? Nous décidons au dernier moment, ça nous amuse.


mardi 17 juin 2014


Temps superbe hier matin, la température était idéale pour parcourir le marché, plus de grosse chaleur, nous pouvions marcher côté soleil sur le trottoir, mais l’après midi le scénario n’était pas le même, de gros nuages noirs et le tonnerre qui n’arrêtait pas de gronder, je pense n’avoir jamais vu autant de pluie se déverser pendant des heures, si nous avions eu une rivière à proximité nous aurions été inquiets. Pas de téléphone portable, les ondes ne devaient plus passer. La télé marchait, mes yeux pour lire aussi, le temps passait et il y a les matchs de foot.. Nous nous sommes amusés à parier sur une équipe, nous avons enfourché le mauvais cheval, le Portugal a perdu et les allemands qui étaient au bar sur des chaises bien alignées ont eu de nombreuses occasions de s’exclamer. Voyant que notre favori était en train de se faire humilier, nous avons changé d’avis, finalement nous avons supporté l’Allemagne, il n’y a pas trop de Portugais dans le camping…..Oh ! Les hypocrites. 

Je n’ai même pas une photo à vous offrir. 

Lundi soir, ce n’est pas raviolis mais « L’amour est dans le pré » Je regarde, je ne peux pas zapper, je suis trop curieuse et j’aime rire. Entendre et voir, il y a de quoi exploser de rire, « Oh ! les deux beaux jolis yeux » Deux yeux, tiens c’est original . Ce pauvre Thierry, encore un agriculteur qui s’appelle Thierry mais qui a mon avis sera légèrement plus réservé que l’autre, oui ce pauvre Thierry qui habite encore avec sa maman Carmen, ils habitent le Berry, fabriquent du fromage de chèvre. La maman ne le lâche pas, il montre la chambre à sa prétendante, elle est derrière eux et la prétendante futée, à mon avis elle est là que pour se montrer à la télé, oui la prétendante dit « Il faudra aller chercher la deuxième prétendante à la gare, vous viendrez avec nous Carmen ?   Elle ne doit pas avoir envie de se retrouver seule avec Thierry, Carmen séduite s’accroche encore davantage à eux. Il faut dire que Carmen est nature, elle n’a pas enlevé son tablier de ménagère et pas de séance chez le coiffeur pour séduire la future belle-fille. La star c’est elle.

Le meilleur, l’auvergnat qui surveille ses vaches à longueur de temps grâce à une caméra dans l’étable, la maman, la sœur et lui sont plantés devant l’écran télé pour épier l’étable à longueur de temps, la prétendante on s’en occupe après, les vaches d’abord….La maman était très déçue de ne pas aller avec eux au restaurant, à mon avis celle-là ne sera pas facile à endormir, elle est dans les lieux et c’est elle qui commande. L’auvergnat, Christophe je crois, a choisi des prétendantes avec des grosses mamelles, de très grosses mamelles, il l’a dit « Il y a du monde au balcon ».
 
Je vais avouer une chose, je me suis endormie un instant devant la télé, ça ne m’arrive jamais, preuve que l’émission ne devait pas être passionnante, elle s’essouffle, mais je dis ça tous les ans.. 

A part ça, le temps n’est pas terrible ce matin, il ne pleut pas mais c’est couvert. Nos voisins, Suédois et Hollandais sont partis tout à l’heure. Si le temps le permet, nous monterons voir l’observatoire des étoiles, tout près de Forcalquier, ils ne doivent pas voir grand-chose aujourd’hui. Nous pensons lever le camp vendredi ou samedi, nous verrons. Je pense que nous passerons par Brive, j’ai dans l’idée depuis longtemps de passer par Beaulieu-sur-Dorgogne, un très beau village au sud de Brive. Collonge-la-Rouge nous connaissons, mais nous pouvons revoir ce village qui est très beau, je pense me rappeler d’un repas au restaurant avec du foie gras au menu…

dimanche 15 juin 2014



 Première chose : Bonne fête à tous les papas, il ne faut pas les oublier, le papa de mes enfants a toujours été un papa poule, alors bonne fête au papa poule.  

Deux jours sans blog. Vendredi, nous nous sommes reposés, le frigo était vide il fallait faire des courses, nous sommes allés à La Brillanne chez Carrefour, j’étais certaine de trouver mes petits desserts au chocolat de chez Weight Watchers, je suis accroc à ce dessert pauvre en calories mais tellement bon, je mange d’abord la mousse et ensuite la crème, bizarre, je n’aime pas le chocolat en tablette mais j’aime ce dessert, ils doivent mettre un truc dedans pour rendre les consommateurs accrocs !  

Hier, comme prévu, nous sommes allés à Aix-en-Provence passer la journée. Superbe journée, nous étions attendus chez ma belle-sœur que nous n’avions pas vue depuis quelques années, elle n’aime pas voyager, le frère de Christian est parti depuis une dizaine d’années, il faut donc que nous soyons dans le coin pour la voir. Le paradoxe, ma belle-sœur rayonne autour d’Aix mais elle n’hésitait pas à aller au Canada chez son fils, elle ne le fait plus,  200 kilomètres non, c’est trop, elle refuse. Nous étions heureux de nous revoir. Le jardin de sa maison a bien changé mais la pelouse était désespérément sèche, l’été est déjà là et à Aix l’été est féroce. Hier, il faisait très chaud, je me rappelle d’étés torrides chez mes beaux-parents, nous attendions la nuit avec impatience pour pouvoir enfin respirer.
 La pelouse est sèche.


Nous étions encore en pèlerinage, parcourir selon le même rite le Cours Mirabeau, le trottoir le plus fréquenté, en face personne, il faut dire que les banques ont pris la place des rares magasins qui étaient ouverts sur le côté gauche en descendant. La brasserie mythique « Les deux garçons » est toujours là, la librairie Goulard aussi, la splendide fontaine La Rotonde en toile de fond. Le Passage Agard qui fait la jonction entre la place du Palais et le Cours Mirabeau, nous l’avons franchi combien de fois ? La rue Espariat noire de monde, nous n’avions jamais vu cette rue aussi fréquentée, les bars ont pris possession de cette petite rue.

J’ai eu envie de rire en voyant ce groupe de chinois qui photographiait des mariachis qui parlaient certainement avec l’accent marseillais, les chinois étaient plus intéressés par les mariachis que par l’architecture d’Aix. Ils prenaient des photos avec un parfait accord.



Arrêt devant la sous-préfecture qui s’est installée à la place de l’ancienne gendarmerie il y a déjà longtemps, Christian est né dans cette gendarmerie en 1938….ça fait un bail, mais il est toujours heureux de revoir cet endroit. A chaque fois, je ne peux m’empêcher de l’imaginer bébé, je pense que cela devait être un bébé dormeur, puisque c’est un retraité dormeur…
Le centre d’Aix est une merveille, pour le reste c’est un peu dommage, tout a changé, plus de campagne, des immeubles, des lotissements, nous ne reconnaissions plus rien. Aix est devenue la banlieue de Marseille. La campagne Aixoise si célèbre n’existe plus, seule Ste-Victoire est encore là, immuable, tant peinte par Cézanne. 



Pour clôturer la journée il fallait passer par Puyricard, le village où Christian a passé son enfance, son adolescence. Puyricard est à 6 km d’Aix, il reste un petit bout de campagne avant d’y arriver. Là encore tout a changé, c’est devenu la banlieue chic d’Aix, des belles maisons, des mas rénovés. Déception, la maison qu’il habitait est à l’abandon, les ouvertures sont murées, nous sommes rentrés dans le jardin, seule la colonie de vacances qui est derrière est entretenue, le portail est toujours vert, le lavoir est envahi d’herbes, heureusement, l’école primaire est encore là, mais ce n’est plus l’école. En parcourant les rues de Puyricard je disais à Christian : « Est-ce que tu n’as pas envie de dire aux gens qui sont là depuis peu, par hasard, que ce n’est pas leur village mais le tien, qu’ils ne connaissent pas toute l’histoire de cet endroit, la fin de guerre, les allemands qui fuyaient, les avions qui sillonnaient le ciel, un avion allemand et un avion américain qui se tiraient dessus, les exécutions sommaires pour cause de collaboration, tes copains qui sont toujours là, le garage Pardigon qui existe encore, Marius que vous avez un peu chahuté parce qu’il bégayait et qui vous en veut toujours, Lulu qui habite toujours la petite maison au bout de la ruelle. Est-ce que tu n’as pas envie de leur dire « c’est mon village ». Oui, il y pensait.





Il a vraiment de la chance de pouvoir retourner sur les lieux de son enfance, même si l’endroit a changé. 

Retour sur Forcalquier où nous nous sentons si bien. Pluie dans la nuit, la température n'est plus la même, il a plu cette nuit, le ciel est gris, cela fait du bien après ces jours de grosse chaleur, il ne faudrait pas que cela dure, faut pas exagérer. Puisqu’il ne fait pas chaud nous pensons grimper jusqu’à la citadelle, sauf si l’orage qui semble menacer se déclenche, si c’est le cas il me reste mon jeu de scrabble que je n’ai pas encore ouvert, un grand break. 

Scrabble : 

Nous avons acheté un paquet de NAVETTES, petits gâteaux très secs fabriqués en Provence.

NAVETTE est l’anagramme de EVENTAT. Le verbe NAVETTER (intransitif ) existe, faire un trajet quotidien en Belgique. 

Anagramme de LIBERO = BOILER. Nous allons regarder le match ce soir, mais nous ferons moins de bruit que les Hollandais l’autre soir, les français ne sont pas nombreux au camping.

jeudi 12 juin 2014



Toujours aussi chaud, l’ombre du marronnier est agréable, à midi nous déplaçons les fauteuils et la table sous ses branches, il fait plus frais mais l’appétit n’est pas là, cette chaleur nous coupe l’appétit, des tomates, un œuf dur, des olives, du fromage de chèvre et nous sommes rassasiés. Nous avons pu nous permettre une bonne glace chez le glacier qui se trouve sur la place animée de Forcalquier, pas de soucis au niveau des calories, il était même en rupture de certains parfums et nous a dit « Dans deux heures nous aurons de l’orage » ça se confirme, le ciel est noir et le tonnerre gronde, est-ce que ça tombera sur nous ?


Après le repas, sieste sous le même arbre, je m’endors en lisant, le livre est vraiment intéressant mais je ne résiste pas, le sommeil m’emporte. Hier, Christian a voulu retourner à Thoard, il voulait en avoir le cœur net, est-ce que les maisons où nous venions passer nos vacances lorsque nous étions jeunes étaient encore là ? Oui, elles sont toujours là, cachées par des constructions plus neuves, en piteux état, pas d’entretien, quelquefois il vaut mieux éviter de revenir sur les lieux où nous avons passé des bons moments. Il a revu la sapinette plantée il y a 48 ans, elle est devenue un énorme sapin, il paraît qu’un homme qui a planté un arbre dans sa vie n’aura pas fait son passage sur terre pour rien, Christian a toujours planté des arbres lorsqu’il a pu le faire.

En revenant de Thoard nous avions décidé de passer par Lurs, un petit village perché, tristement célèbre, associé au nom de Dominici, pourtant le village est loin de la Grande Terre, la ferme des Dominici qui elle se trouve au bord de la route nationale qui conduit à Digne. Drôle d’idée de nous engager sur cette petite route où deux voitures ne peuvent pas se croiser, nous sommes arrivés dans le village, c’est vrai le paysage est grandiose mais il a fallu que je descende de la voiture pour nettoyer la rue, des tuyaux de travaux, des planches etc…il a fallu que je pousse tout ça pour que nous puissions passer et surtout regarder si des clous ne traînaient pas. Le village est tout petit et les rues tellement étroites, nous n’avons pas pu nous arrêter, il ne nous restait plus qu’à redescendre sur Sigonce. Parking, nous avons pu visiter le village, j’ai pris des photos mais…..j’avais laissé le cache sur l’appareil, je n’avais pas envie de retourner sur mes pas. Un habitant de Sigonce nous a fait la conversation, il était d’origine savoyarde, de la frontière italienne, j’ai senti un racisme latent et pourtant lorsque nous parcourons les petites rues de Forcalquier ou même les allées du cimetière nous y voyons presque en majorité des noms espagnols, italiens et même des noms arabes, qui peut se targuer d’être vraiment français à 100% dans cette région ? Les aïeux sont venus là pour vivre, fuyant les dictatures, les petits enfants votent peut être pour celui qui veut faire des « fournées ». Il faut toujours se rappeler de ses origines. Nous n’avons pas poursuivi trop longtemps la conversation avec ce monsieur, je n’avais pas envie, nous n’avions pas envie



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Je suis tombée amoureuse de cette petite ville, nous ne nous lassons pas de parcourir les ruelles, il y a toujours quelque chose à voir, je photographie beaucoup. Le marchand de légumes me disait qu’il y faisait assez froid en hiver, il nous a expliqué pourquoi, le château est bien situé, lui est au sud, l’eau coulait toujours vers le nord, les habitants se sont  regroupés autour des points d’eau, Forcalquier est donc construit du mauvais côté, au nord. Ce n’est pas grave, cette ville est vraiment agréable.





Les belles nappes en lin.



Demain nous verrons le programme n’est pas fixé, samedi cap sur Aix pour la journée, ce n’est pas loin, une petite heure par l’autoroute. Nous ferons encore un pèlerinage à Puyricard….