mardi 10 juin 2014

Hier, nous étions écrasés par la chaleur, il faisait 36°, je me suis donc écrasée dans mon fauteuil, je l’ai mis en bascule et j’ai fait une sieste sous les arbres, la meilleure façon de laisser passer le pic de chaleur avant d’aller se la balader. Nous avons eu la mauvaise idée d’aller à Apt, il y avait une fête foraine et j’ai horreur des fêtes foraines depuis toujours, j’angoisse, je ne vois pas pour quelle raison mais c’est comme ça. Le centre ville était mort, tous les magasins étaient fermés évidemment, jour férié, à mon avis cette petite ville est en train de mourir, Forcalquier est beaucoup plus agréable. Seule satisfaction, nous sommes passés par la colline, un petit village Saignon et toute la vallée du Lubéron à ses pieds. Des mas restaurés avec piscine, les peoples doivent aimer le coin.

Lundi matin, marché immense, des marchands dans toutes les rues, sur toutes les places. Des odeurs que j’aime, des couleurs et cet accent chantant qui n’est pas du tout celui de Marseille, une autre intonation. Il y avait des nappes en lin de toute beauté, mais elles étaient rectangulaires, je n’ai que des tables rondes. Là encore des poteries qui sentent l’importation, on peut se faire plaisir pour pas très cher, j’avais acheté une cocotte rouge à Nyons, elle a tenu le coup quelques mois et elle s’est fendue, elle s’est transformée en pot pour le jardin.






Eclats de rire tout à l’heure, je parcourais un magazine et surprise un article sur les hôtels qui abritent des caravanes, vous pouvez passer la nuit dans une caravane pour 250 euros, petit dej compris, heureusement. Nous allons être à la mode, pour nous la nuit est beaucoup, beaucoup moins onéreuse et nous avons aussi tout le confort. C’est devenu vintage, nous sommes vintages, qui l’aurait cru !! Un voisin est venu visiter notre caravane, la sienne de la même marque est beaucoup plus récente mais il a trouvé la nôtre bien conçue,  bien pratique et d’une bonne qualité, je suis d’accord, à chaque fois que nous en visitons d’autres chez les vendeurs je trouve la nôtre beaucoup mieux, Un jour ce sera un monument historique, nous pourrons la vendre comme les 2cv aujourd’hui, à un prix prohibitif, mais il y aura des acheteurs. Christian me dit toujours « Tu vois si un jour la France est envahie, nous pourrons fuir avec notre maison ».
Pour l’instant, nous avons décidé de rester un peu plus longtemps ici, rien ne nous attend, nous sommes libres, nous repartirons vers le 20 juin, avant l’arrivée massive des vacanciers

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Une petite anecdote du camping, un jeune Hollandais et sa famille campent ici, il s’est entiché du cerisier qui donne des belles cerises goûteuses et qui se trouve sur l’emplacement du Suédois, il tourne autour de l’arbre avec son récipient, se pend aux branches pour les cueillir, ça doit être leur dessert, il est tout de même gonflé, le Suédois mécontent lui a signifié gentiment mais poliment qu’il devait s’en aller. Il est parti pour mieux revenir lorsqu’il a vu le Suédois s’éloigner du camping, le fourbe. Comment fonctionnent les Hollandais ? Depuis tant d’années que nous campons nous avons une seule fois été invités par des Hollandais à boire l’apéro, un rosé bon marché tiédasse, mais ils avaient fait l’effort de nous inviter, j’étais arrivée à vider mon verre dans l’herbe très discrètement. Les Belges sont plus chaleureux et ils savent boire, le rosé est toujours frais. La brochure de ce camping est rédigée en français et en hollandais, ce qui veut dire que l’été ils sont en majorité.

CERISAIE = ACIERIES.  CERISES + U = CRISEUSE (entre autres).

Tiens, j’ai fait un drôle de rêve,  Christian et moi nous tombions du seizième étage, Christian me tenait fermement, arrivés au dixième étage il m’a dit « Nous allons faire comme Spiderman, nous rapprocher de la façade et nous accrocher pour nous laisser glisser » Opération réussie, nous sommes arrivés sur terre avec la grâce des acrobates et un public immense nous acclamait « Bravo, Bravo » J’avais juste une petite entorse à la cheville. Si vous savez interpréter les rêves vous me donnerez l’explication. Je suis une grande rêveuse dans la vie mais la nuit aussi, je n’arrête pas de rêver.


Le tonnerre se fait entendre, aurons-nous un orage ? Cela rafraîchira l’atmosphère, il fait encore très chaud. Seul vœu ne pas avoir de grêle, j’espère que nous n’aurons pas trop d’HOURVARI dans la caravane. Francis un ami sur Facebook m’a donné une adresse de librairie à voir absolument, c’est à Banon tout près d’ici, nous allons y aller tout à l’heure, si le temps le permet, il commence à pleuvoir. L'orage s'éloigne, la température a chuté de quelques degrés, nous respirons.

dimanche 8 juin 2014

Journée tranquille, la voiture est restée à sa place, il a fait une chaleur accablante, j’ai mis mon fauteuil à l’ombre et  j’ai lu, j’ai pratiquement fini mon bouquin. Hier, j’avais un peu abusé de ma grande forme il fallait que je me repose, chose faite.
Vers 17h pensant qu’il ferait un peu meilleur, nous sommes allés nous balader à pied, nous voulions voir le cimetière de Forcalquier qui est classé, un labyrinthe d’ifs taillés, il domine la vallée. Je me doutais qu’un de mes petits cousins devait avoir sa tombe dans ce cimetière, il est parti assez jeune, je pense que c’est lui qui est enterré là, il était gendarme à Forcalquier si je ne me trompe pas. La famille de ma mère était très soudée en Algérie, triste de s’apercevoir que nous ne savons même plus qui est qui ? Je pense que toutes les familles connaissent ça, l’éclatement pour de multiples raisons, nous nous perdons de vue.


Un petit tour dans les ruelles bien fraîches, une petite ville de caractère, la boutique de la marchande de glaces ne désemplissait pas
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Une jolie porte dans une ruelle.




En passant devant le jeu de boules j’ai ri, des chaises qui restent là et les joueurs de boules sont comme certains scrabbleurs, ils amènent leurs coussins qui extraordinairement restent sur place jusqu’à leur prochaine visite.



Demain matin il devrait y avoir le grand marché, un des plus beaux de Provence. J’aime flâner dans les allées des marchés. L’après midi nous verrons, il y a de très jolis petits villages autour de Forcalquier.

Des Suédois sont arrivés, une immense caravane, cela m’a rappelé notre périple dans les pays nordiques avec notre caravane, Christian m’ a dit « Cela ne me ferait pas peur de recommencer, si tu veux nous pouvons le refaire » J’aimerais mieux faire la Croatie, à mettre à l’étude. Il faut toujours avoir des projets.

Il y avait de la chorale dans la cathédrale. ODOLOGIE : étude de la voix chantée.


Les MERLEAUX ou MERLOTS cavalent partout sur le camping.

samedi 7 juin 2014

32° aujourd’hui, matinée tranquille, petit dej dehors à l’ombre, nous n’entendons que les oiseaux, un peu de lecture, j’aime beaucoup ce livre de Sylvie Germain « Petites scènes capitales » livre voyageur puisqu’il est à Ghislaine de Plouharnel, prêté à Michelle et Michelle l’avait amené à Vichy pour me le passer. Il y a une nouvelle tradition qui est en train de se mettre en place, Véronique ma copine scrabbleuse l’a testée, mettre des livres un peu partout, sur un banc, dans un bar etc…écrire un petit mot, le glisser à l’intérieur du bouquin et demander à celui qui le ramasse de le lire et de le faire voyager. Il faut juste respecter le geste, ne pas le garder et l’oublier, faire en sorte que tout le monde en profite. C’est triste d’oublier un livre au fond d’une bibliothèque, ça ne sert à rien, offrir un joli moment est tellement plus réjouissant.



Nous avions décidé d’aller prendre quelques photos à Forcalquier, mais nous n’avons pas eu le temps, ce sera pour demain. La visite de Sisteron était programmée, malgré la chaleur nous sommes partis, il en faut plus que ça pour nous effrayer, c’est une chaleur sèche supportable. Après la visite nous étions encore frais comme des gardons contrairement à certains plus jeunes que nous qui soufflaient, transpiraient.







Quelques kilomètre vite franchis, aujourd’hui encore c’était un pèlerinage, nous avons retrouvé l’immeuble de mes parents, ils s’étaient installés là après la retraite de mon père qui avait 50 ans, le veinard, il avait pu la prendre grâce à ses années de guerre + ses années d’Algérie et trois enfants, c’était un autre temps. Ils avaient eu un appartement tout neuf dans un immeuble, tout a changé et bien changé, il y a 50 ans cet immeuble était habité en majorité par des rapatriés d’Algérie, il est maintenant habité par les enfants des anciens harkis, une majorité d’Algériens nés en France, je me suis approchée d’eux et nous avons discuté, ils m’ont raconté leur histoire, ils sont tous nés à Sisteron, il paraît que les appartements sont bien dégradés. Ils retournent souvent en Algérie et m’ont demandé si j’y étais retournée aussi, non, je n’ai pas envie, ils n’ont pas été surpris !  Nous avons ri lorsque je leur ai dit que nous allions nous baigner dans le Jabron qui est tout près, ils s’apprêtaient juste à y aller. Christian ne me voyant pas revenir s’est approché, non je ne risquais rien, une certaine complicité s’était installée, je suis née dans le même pays que leurs grands-parents et ces jeunes étaient très respectueux envers moi et j’étais aussi respectueuse de leur histoire. La France n’a pas toujours tenue ses engagements envers les harkis qui avaient combattus au côté de l’armée pendant la guerre d’Algérie.
L’histoire n’est pas finie, nous nous sommes garés dans Sisteron et nous sommes montés à la Citadelle à pied, ça monte je peux vous l’affirmer, mais les petites rues étroites sont fraîches et dans une rue une dame qui devait avoir une quarantaine d’années allait jeter sa poubelle, Christian plaisante toujours, il lui a dit « Laissez-là je vais m’en charger à mon retour »
-« Si vous visitez la Citadelle ce sera long »
-« Nous connaissons la Citadelle, mais ça nous fait plaisir de la revoir, mes beaux-parents habitaient Sisteron dans le temps. »
-« Ah ! ils habitaient quel coin ? »
-« L’immeuble Beaulieu à la sortie »
-« Mes grands-parents aussi habitaient là, ils étaient pieds-noirs, la cage d’escalier du milieu »
-« Incroyable, la même que mes parents et à la même époque ».
Voilà, ils devaient se connaître et des dizaines d’années plus tard des générations différentes sont en train de bavarder dans une petite ruelle de Sisteron, elle petite fille de rapatriés, moi fille de rapatriés. Le curieux hasard des rencontres.
En se rafraîchissant au bar avant de repartir, notre voisin nous a demandé si nous étions des touristes et d’où nous étions, la Bretagne a fait jaillir un « Oh ! ma mère habite à côté de Quimperlé » Sa compagne qui était avec lui voulait la recette exacte du far aux pruneaux.

Conclusion : Belle et riche journée, la Citadelle est magnifique. Je ne connais pas encore le programme de demain, nous improviserons.

J’ai acheté du BANON aujourd’hui, ce merveilleux fromage de chèvre enveloppé dans des feuilles de châtaigner.
BANON se joue au scrabble – CABANON-
BANONS se prolonge par l’avant : RUBANONS – HAUBANONS – ENCABANONS –


vendredi 6 juin 2014

Saut de puce ce matin, cinquante kilomètres entre Digne et Forcalquier. Nous ne regrettons pas notre Un décision, changer de camping. Je sentais que Christian ne se plaisait pas dans celui de Digne pour le tranquilliser je lui ai dit que moi aussi je ne l’aimais pas trop, trop d’arbres, d’humidité le matin, la rivière n’était pas loin, les curistes font la majorité des clients, ce qui fait que l’on entend « Alors, ça va ce matin, pas trop de douleurs ? »
-« Le matin ça va à peu près, l’après midi plus du tout, ma hanche me fait souffrir, je crois bien que je ne vais pas échapper à la prothèse »
-« Moi, c’est mon genou ».
Les Tamalous et les Jébobolas se plaignent, normal ils ne font pas une cure pour rien. Enfin, venir passer un mois dans un camping aussi humide n’est sans doute pas la solution idéale pour se soigner.
Nous avions plein de conseils pour aller aux Thermes par des raccourcis, ils ne voyaient donc pas que nous pétions la forme ou nous ne paraissons pas en très bonne santé, qui sait !
De toutes les manières nous avions fait ce que nous voulions, pas de regrets d’avoir quitté Digne qui reste tout de même une très jolie ville.


A Forcalquier, nous avons trouvé le camping que nous aimons, il fait partie de la chaîne Indigo, le camping fait pour camper, dans la nature mais à la limite de la petite ville, possibilité d’aller faire ses courses à pied. Pas de rangées de mobile-homes, des grands emplacements,  J’ai pris en photo des locatifs en toile et en bois ; un hic, la tourterelle de Vichy a dû nous suivre, je l’entends.

Les Hollandais squattent ces endroits, mais ils ne sont vraiment pas dérangeants, très discrets et vous n’entendrez jamais un bouchon de champagne sauter chez eux. Cependant, oui cependant vous aurez toujours l’odeur de l’oignon frit qui flotte vers 18h autour de leur caravane, je ne sais pas ce qu’ils mangent, la cuisine hollandaise reste pour moi un mystère, sauf la sauce hollandaise, et comme nous ne serons jamais invités, nous ne saurons jamais, nous restons sur notre faim, heureusement…


Forcalquier est une très jolie petite ville, j’avais un vieux souvenir qui ne correspond plus du tout à la réalité. Je prendrai des photos demain matin, l’après midi nous comptons aller à Sisteron, il faut que j’arrive à retrouver l’immeuble où mes parents habitaient il y a au moins 49 ans, mon frère a des souvenirs là-bas, il avait fugué de l’école pour je ne sais quelle raison et avait mis l’Education Nationale en émoi !!
A midi menu typiquement provençal, melon, sardines grillées de la méditerranée, toutes petites, nous pouvons tout manger même l’arête centrale, j’adore, fromage de chèvre et oreillettes achetées à la boulangerie mais Christian préfère les miennes, elles sont plus « vraies » comme celles de sa maman…..

Je vais regarder les horaires du club de Forcalquier, j’aime bien rendre visite à des clubs lorsque nous sommes en vacances. Le contraire est aussi vrai, j’aime bien voir des vacanciers en Bretagne qui nous rendent visite.

J’ai ressorti « mes mots en poche » le goût du scrabble revient.

¨POTELET, c’est un petit poteau – anagramme LOPETTE.


La PORPHYRA est une algue rouge, le PORPHYRE est une roche.

jeudi 5 juin 2014



La journée parfaite. Beau temps, un ciel bleu de Provence, belle balade où à chaque minute on ne manque pas de s’extasier « Que c’est beau »
Nous sommes partis dans la matinée, cap sur Moustiers, ce n’est pas très loin de Digne mais dans cette région il ne faut pas compter en kilomètres mais en temps, nous avons eu notre compte de virages aujourd’hui. Nous avons suivi le GPS pour nous amener de Moustiers à Forcalquier, je savais que ce serait folklo, c’était folklo, des raccourcis dans la montagne, des petites routes qui tournaient sans cesse mais c’était beau.

Nous sommes allés souvent à Moustiers mais nous avons l’impression de découvrir à chaque fois. Parcourir les petites rues qui grimpent et aboutissent dans la garrigue, admirer les poteries, la faïence, humer l’odeur de la lavande qui embaume les rues, ça peut sembler un lieu typiquement touristique, je pense que non, pas tout à fait, il me semble que ce village a su garder son âme. J’ai mitraillé avec mon appareil photo. Toutes les faïences d’un magasin me tentaient, elles étaient magnifiques, il y avait une lampe…J’ai été raisonnable, non, une fois à la maison j’aurais dit « Je pouvais m’en passer ». Il faut dire que nous ne sommes pas encore partis….Il y a des belles faïences et d’autres qui sentent l’importation.

J’avais repéré en arrivant un resto qui me semblait sympa, j’avais eu raison. Après avoir regardé tous les menus des autres, nous sommes revenus à celui-là. Délicieux repas en terrasse, pour 25 euros par personne, entrée, plat, dessert, j’ai pris en entrée un petit farci provençal, un régal, puis un dos de cabillaud cuit dans une sorte de soupe de poissons avec des légumes émincés très fins et des petites ravioles, j’’aurais léché l’assiette, en dessert un fraisier maison à leur façon. Christian avait pris des filets de sardines marinés sur une compotée de tomates, du gigot avec l’écrasée de pommes de terre aux olives, huile d’olive évidemment et un clafoutis aux cerises. Ce petit resto mériterait une étoile, je suis allée féliciter le chef, il était content, sa femme officie en salle. Les tables à côté de la nôtre étaient occupées par des belges, ils ont entamé la conversation, c’étaient des wallons et des flamands, ils s’entendaient très bien, nous avons ri, il a fallu les prendre en photo. J’aime bien les belges, ils rient facilement et ne sont pas avares en compliments envers la France. Quatre italiennes voulaient absolument manger des pâtes et des pizzas, elles n’ont pas eu satisfaction, je leur ai dit qu’il y avait un restaurant italien dans une rue, c’est bizarre de vouloir absolument manger la même chose qu’à la maison lorsque nous sommes à l’étranger.
Dans l’après midi nous avons parcouru la route qui longe les gorges du Verdon en passant par le lac de Ste-Croix, là encore il y a de quoi s’extasier. Il y avait déjà du monde sur le Verdon, canoës, bateaux électriques, un boulevard bien encombré, je n’ose pas imaginer l’été. Evidemment, des camping-cars tout au long de la route.


Demain nous déménageons, direction un camping de Forcalquier, nous sommes allés le voir, il nous plaît beaucoup, tout près de la ville, de beaux emplacements et nous pourrons aller passer une journée à Aix-en-Provence, Christian sera content. Il n’a pas retrouvé sa colonie de vacances, il retrouvera sans problème son école primaire, mais Monsieur Bouteille son maître ne sera plus là, il aimait beaucoup Monsieur Bouteille qui sans cesse faisait des boulettes avec de la mie de pain l’après midi, enfin j’espère que c’était une mie de pain….Dés que nous sommes dans le midi l’accent de Christian revient au galop, il me raconte des souvenirs avè l’accent.


Nos voisins de camping jouent au scrabble, trois sur le même jeu, l’une d’elles jouait au duplicate dans un club à Briançon, elle s’ennuie un peu en classique. Je n’ai pas d’anecdotes croustillantes à raconter, ils sont calmes.


Voilà, je pense que nous allons bien nous reposer, la journée a été bien remplie, il va être temps que j’ouvre un bouquin, je commence à être en manque  En principe à Forcalquier nous aurons le wifi dans la caravane, ce sera plus pratique.  Bye.

mercredi 4 juin 2014


 Vichy- Digne-les-Bains en une journée, nous avons traversé la Haute-Loire, l’Ardèche un département que j’aime beaucoup, sauvage et qui offre des paysages intacts merveilleux, le Vaucluse, la Drôme et arrivée dans les Basses-Alpes. Nous avons eu du soleil et de la chaleur. Le camping est presque en ville, sur la route des Thermes, vous avez compris les curistes sont nombreux, c’est très calme, le parking qui est à côté des Thermes est pratiquement plein….devinez…camping-cars par dizaines, à touche-touche, ils sont là assis sur leurs pliants le long de la route, pas facile d’aller en ville pour eux, les rues de Digne ne sont pas larges, impossible de se garer. La ville est encastrée dans les montagnes, pas facile pour elle de s’étendre.

Nous y sommes allés ce matin dans Digne, à pied, j’ai tout reconnu, la belle avenue bordée de platanes, le marché provençal se tenait sur la place, j’ai acheté des petits tourtons pour ce soir, farcis d’épinard et de fromage de chèvre..

Christian voulait retrouver sa colonie de vacances, impossible, il aurait fallu rencontrer des vieux Dignois. Il chantait « J’aime Digne et sa Bléone, le domaine de St Benoit où je suis heureux comme un roi » il n’y a que Christian qui se rappelle encore de la chanson. Une dame voulait nous envoyer à 20 km, une autre dans un endroit impossible, nous avons rebroussé chemin, bref, personne ne s’en rappelait. Les gens étaient charmants, ils faisaient tous beaucoup d’efforts pour se rappeler de cet endroit.

Les pénitents des Mees
 
Avec Christian je suis toujours à la recherche de ses souvenirs et nous ne trouvons jamais. La caserne d’Offenbourg en Allemagne est mon pire souvenir, il a fini par me laisser en France de l’autre côté du pont avec la caravane, dans un camping et il est reparti en Allemagne avec Pascal, il a trouvé sa caserne, il paraît que je l’agaçais parce que je m’énervais, il y avait de quoi, tourner dans une ville inconnue avec une caravane, il y a de quoi stresser, non ? Lui me disait qu’il connaissait la ville, je le croyais à peine.

 Une photo avec le nouveau propriétaire.
Cet après-midi nous étions encore en pèlerinage, pas religieux, je précise. Cap sur Peyruis, là où sont enterrés mes tantes, mes oncles et mon arrière grand-mère. Enorme déception, la porte du cimetière qui donne sur la nationale était cadenassée, et une petite note disait qu’il fallait passer par un petit chemin, les voyous dévalisent les tombes, ils piquent tout ce qui peut se revendre. Ne sachant pas où se trouvait l’accés de ce chemin je me suis adressée à un monsieur qui était devant l’ancienne maison de ma tante, il était le nouveau propriétaire, enfin pas si nouveau que ça, il avait acheté cette maison à ma tante il y a de nombreuses années. Il nous a parlé d’elle, nous a fait voir le jardin où nous avons des souvenirs, décrit les travaux, bref ! nous avons tout su. Un bond en arrière de pas mal d’années. Peyruis se meurt, comme de nombreux villages.

Visite au cimetière, savoir qu’une partie de la famille de ma mère repose là est toujours émouvant. Quelqu’un doit s’occuper de la tombe, elle n’est pas abandonnée. La famille est tellement dispersée, je ne sais même plus si j’ai encore des petits-cousins dans le coin.

 Thoard
Cap sur Thoard, une autre étape du pèlerinage, nous avons grimpé la petite route jusqu’au village et là encore déception, l’endroit où mes beaux-parents avaient leur maison pour les vacances a complètement changé, nous n’avons rien reconnu, le petit charcutier du village nous a dit que tout avait été démoli. J’espère que nous ne serons pas déçus par le pâté de Thoard que nous aimions tant, j’ai acheté quelques boîtes, je suis certaine que mes petites filles diront qu’elles aiment mieux le Hénaff !! Nous avons même vanté la qualité du pâté à des parisiens qui étaient dans la rue, eux cherchaient l’église, ils ont abandonné la recherche de l’église pour acheter du pâté, une autre nourriture, moins spirituelle.

Demain, nous comptons revoir Moustiers-Ste-Marie et les gorges du Verdon, c’est un endroit splendide, impossible de s’en lasser. Grosse chaleur annoncée. 

Nous n’avons pas le wifi dans la caravane, il faut aller à l’accueil du camping, et les places sont chères. Nous ferons ce que nous pourrons pour mettre les parties des clubs envoyées par mails. A Vichy c’était un peu plus pratique, nous l’avions à notre emplacement. 

Je fais un break en ce qui concerne le scrabble, dans quelques jours l’envie d’apprendre reviendra.
 

dimanche 1 juin 2014



C'est fini, Vichy 2014 s'est terminé par la victoire de Florian Lévy, champion de France, un nouveau titre pour ce brillant joueur qui n'a pas du tout l'air blasé de jouer depuis si longtemps. Florian a aussi très bien réussi son passage à "Harry" le jeu télévisé. Une belle année.
Guy Delore toujours champion des vermeils évidemment, Bernard Grellet a damné le pion à notre champion régional Jean Denouel.
Quant à moi je suis contente de ce cru 2014, après un grand passage à vide dans la troisième partie d'hier, je me suis reprise aujourd'hui, des PP2 me feront remonter dans le classement national. Sincèrement, très sincèrement repasser 2S ne me tente pas du tout, c'est vraiment trop dur pour y rester, être tout en haut de ma série me suffit, c'est beaucoup plus confortable. J'ai testé la 2s il y a quelques années et ça pendant trois ans, toujours à la queue de la série, je ramais, je ramais beaucoup et c'est fatigant de ramer. Je suis trop paresseuse pour incurgiter des listes de mots, des tirages etc...J'apprends d'une façon ludique, je retiens ou je ne retiens pas mais je m'amuse.

Vous avez des photos sur le site, ICI

J'ai rencontré des amis qui étaient sur Facebook, je les connaissais de nom puisqu'ils jouent au scrabble, Patrick Mériaux, Dominique Poupardin, Valérie Favre etc... J'aime Facebook pour ça, nous pouvons créer des liens avec des gens que nous n'aurions jamais vus sans Facebook.

Voilà c'est fini, nous sommes en train de nous poser la question sur la suite de notre périple, je vais regarder la météo. Rester encore deux ou trois jours à Vichy en attendant le beau temps prévu dans le midi ou rentrer en Bretagne.

Avant d'aller jouer ce matin, fou-rire dans la caravane. Nos voisins de droite levaient le camp, il repartait chez eux, ils sont amis avec Jésus, le brun hidalgo, compagnon de notre voisine de gauche, vous allez finir par le connaître, donc les campeurs décampaient mais leur caravane était tellement grande qu'ils n'arrivaient pas à s'extraire de leur emplacement sans heurter l'arbre qui était en face, mais qu'importe Jésus est venu à leur secours, Christian m'a dit "Jésus à déplacé l'arbre, ils sont passés", alors sur notre lancée je lui dis "Mais as-tu remarqué, Jésus ne se baigne jamais dans la piscine, et tu connais la raison? Il ne peut pas puisqu'il marche sur l'eau" Christian enchaîne "L'autre fois il n'y avait plus de pain à l'accueil du camping, lui est revenu avec trois baguettes". Tout ça n'est pas méchant, mais il faut avouer que cela doit être dur de porter le prénom Jésus.

Jésus est parti, un camping-car l'a remplacé, il nous reste nos voisins d'en face, là encore j'ai ri, j'ai appris au cours de la séance au bac à vaisselle que la dame s'était fait faire une réduction des seins, cela devenait vraiment trop pénible d'applaudir un chanteur ou un spectacle et de se pincer les têtons à chaque fois que les mains se rejoignaient, elle avait vraiment une poitrine très importante, je n'ai pas ri, cela n'aurait pas été charitable mais lorsque j'ai rejoint notre caravane j'ai éclaté de rire, j'imaginais, aïe !  Je n'aurais jamais raconté un truc pareil....De toutes les façons cela n'aurait jamais pu m'arriver !
 

Elle est trop drôle.

Pas de scrabble aujourd'hui, je n'ai pas envie, je suis saturée, demain sans doute..