lundi 18 septembre 2017

Argelès -



Cela fait des années que nous venons dans la région et à chaque fois je regrette de ne pas avoir pris le train jaune, ce sera encore le cas cette année, il y a des projets que nous ne réalisons jamais, peut être qu'inconsciemment nous pensons que ce sera le but d'une autre année, prendre le train jaune à Villefranche de Conflent. Je crois savoir pourquoi nous ne le prenons pas, il faut se lever de bonne heure !

Nous n'avons pas trop circulé ces trois derniers jours, nous avons arpenté Argelès en long et en large, village et plage, en marchant, j'aime les petites rues qui ressemblent tellement à celles de l'Espagne ou celles de l'Italie. 
Hier, c'était la plage, il faisait très beau et pourtant la météo avait annoncé de la pluie, le marchand de glaces a dû y penser, je lui avais dit "demain dimanche, il pleuvra toute la journée, la météo l'a dit." "Mince, pas bon pour nous."
Il y avait du monde et j'entendais parler espagnol à tous les coins de rue, anglais aussi. Le marchand de glace vendait beaucoup, il y avait une vieille dame qui léchait avec gourmandise sa glace double, café-caramel, son arrière petit-fils (elle me l'a dit) la surveillait pour qu'elle ne se tâche pas, une autre personne âgée qui attendait avec patience ses churros "vous comprenez, je viens ici, ils en donnent quinze alors qu'a Saint-Cyprien j'en ai que huit." Pour trouver des churros il n'y a qu'à se laisser guider par l'odeur de friture...Nous n'avons pas mangé un seul churro, des glaces oui...cassis pour Christian, il prétend que c'est moins sucré, son analyse de sang était bonne alors il en profite, pistache pour moi.


Nous avons entamé la bouteille offerte par le festival d'Argelès, le Pélardon a les couleurs du pays catalan.

Demain, nous irons certainement jouer une partie de simultané au club d'Argelès, mercredi il sera temps de plier nos affaires et jeudi nous reprendrons la route pour rentrer en espérant que nous arriverons à passer au travers des manifestations, il faut bien choisir les dates..

Le blog sera certainement en pause pendant quelques jours. 

Voilà, les vacances tirent à leur fin, la routine va reprendre ses droits, la caravane sera rangée jusqu'à la prochaine fois, Vichy en mai, j'espère...plus nous vieillissons et plus le mot "espére" est présent dans notre vocabulaire..





jeudi 14 septembre 2017

Port Bou - Prieuré de Serrabone - Repos.



C'est beau, rien à dire. Nous sommes allés faire un tour jusqu'à Port-Bou en Espagne, enfin à la frontière espagnole, il ne faut pas craindre les virages et avoir le vertige. Il y a quelques années nous avions pris la même route pour visiter Cadaquès, le village de Dali, mais nous étions revenus par l'intérieur des terres. 
J'ai toujours été surprise par le changement de l'habitat et d'habitudes dés qu'une frontière est franchie, quelques mètres et plus rien n'est pareil, mais ils sont tous catalans, même les cyclistes ont un maillot jaune et rouge, en France et en Espagne.


Port-Bou

Cerbère

Cerbère et son fameux ancien hôtel qui a connu son heure de gloire, transformé en apparts et le train passe toujours aussi près. Je me demande comment font les gens pour vivre si loin d'une grande ville, la route n'est pas facile, Perpignan est loin, tout me semblerait compliqué.


Il y avait du vent, ne pas s'approcher trop près du bord..

Changement de paysage hier ; le prieuré de Serrabone situé au dessus de L'Ille-sur-Tet, une bonne demi-heure de montée sur une route étroite, toute en lacets, je croisais les doigts pour que nous ne rencontrions pas un car et même un minicar. 
Nous avons rencontré un automobiliste qui avait un altimètre pour savoir, mais il ne marchait pas ...
Cette visite était pour moi importante, je ne sais pas si vous allez comprendre, il y a huit ans nous avions visité le prieuré, je commençais à aller mal, très fatiguée, essoufflée, je me taisais, pensant que ça allait passer et je ne refusais pas les visites, j'avais beaucoup aimé cet endroit mais pas comme j'aurais dû, il me tardait de repartir, puis il y a eu l'hospitalisation un peu plus tard avec tout ce que cela comportait et hier j'avais envie de me sentir vivante, je revenais pleine d'énergie, j'étais bien là, j'ai apprécié et j'ai trouvé cet endroit toujours aussi beau, même plus beau que dans mon souvenir. J'étais vraiment heureuse, pourquoi cet endroit et pas un autre ? Mystère.
Il faisait un temps superbe, pas un nuage.

Christian en avait certainement assez de conduire dans des virages, en deux jours il a eu sa dose.

Je sais qu'il y a des épines sur les figues de barbarie, en Algérie elles sont plus grosses et nous les mangions, c'est délicieux, j'ai touché et aussitôt séance d'acupuncture, des épines minuscules dans les doigts, mais l'accueil du Prieuré a un remède, du scotch, il doit en rester une, je vais bien finir par la trouver. La dame me disait que les enfants touchent, on imagine la suite.




Les colonnes sont en marbre.


Vous pouvez lire l'histoire de ce Prieuré sur Wikipédia. Chose bizarre, les moines et les soeurs cohabitaient, il était mixte...ça me laisse pensive..C'était au XIème siècle, 10 siècles se sont écoulés, et comme m'a dit Christian avec malice, la crèche pour garder les enfants a dû disparaître...Vu l'inaccessibilité du lieu à cette époque, il ne devait pas y avoir beaucoup de contrôles....


Aujourd'hui nous bullons, il fait bon, nuages et ciel bleu.
J'ai fini mon bouquin "Au bout du chemin." je vais écrire une gazette..


lundi 11 septembre 2017

Le Racou- Festival scrabble - Port-Vendres -


Nous étions bien occupés pendant ce week-end, scrabble et encore scrabble, on ne s'en lasse pas !
Je regardais les photos du festival de La Rochelle qui a commencé aujourd'hui, la concentration des joueurs, je reconnais des visages rencontrés pendant des années, ils ne se lassent pas !



Jeudi nous sommes allés faire notre tour au Racou, Racou veut dire coin en catalan, un coin superbe, je dis toujours que ce hameau est un bijou posé au bord de la méditerranée, seule différence avec d'autres années où la plage était quasi déserte, il y avait du monde, il y a du monde partout. J'ai mis les pieds dans l'eau, j'en mourais d'envie. L'eau était bonne, il faut faire très attention, les baigneurs n'ont pas pied très loin, il vaut mieux être bon nageur.

Vendredi le festival commençait, parties originales, j'avais l'impression d'être en partie entraînement, je prenais mon temps pour chercher, je voyais trop tard, je m'amusais, résultat un classement pas vraiment satisfaisant, ce n'était pas grave, j'ai peu joué depuis Vichy. Mot à retenir GROOVER, je le connais, je ne l'ai pas vu.
Samedi les choses sérieuses commençaient, 168 joueurs, le mot d'ordre était concentration, il faut que je me concentre pour être concentrée !! J'ai bien aimé les quatre parties, 
intéressantes, la première était la plus difficile
Assez contente de moi, je débutais à la place 34, j'ai fini 28ème, j'ai fait quelques bêtises, j'ai inventé le verbe "looker"
alors que TOKAJ passait à 74 pts, j'ai loupé le début de la quatrième, le moment de ma sieste, je me suis reprise, ouf! il était temps, il ne fallait pas perdre le bénéfice des trois autres, ça m'arrive de lâcher. J'ai gagné un panier garni au tirage au sort. Beau week-end organisé par le club d'Argelès, Nadine Détré la présidente s'occupe de ce festival depuis huit ans, elle avait pris la suite de Jeanine Betsch.
Nous avons toujours aimé ce festival, j'espère qu'il perdurera. Vacances et scrabble, rencontre avec des amis scrabbleurs que nous ne voyons pas souvent, la Bretagne est loin des Pyrénées-Orientales. D'ailleurs, il faudra penser à remonter... Vous pouvez rejouer les parties, voir les résultats et des photos sur le site Scrabblevannes.jimdo.

Pour l'instant il fait beau, nous faisons une provision de soleil, balade à Port-Vendres, aujourd'hui.


Je radote, mais à chaque fois que je me retrouve à cet endroit, j'ai le coeur serré en pensant à mes parents qui débarquaient en 1962, ils quittaient l'Algérie pour toujours, mon père avait pu sauver sa voiture, une Dauphine verte, et ils avaient deux ou trois valises, rien d'autre, il était muté à Béthune...J'imagine la détresse de mes parents qui devaient refaire leur vie, recommencer à zéro, ils n'avaient plus rien.
D'autres se sont arrêtés à Port-Vendres, ils ne savaient pas où aller. La serveuse du restaurant me disait aujourd'hui qu'il y aurait une fête ce week-end qui rassemblerait des pieds-noirs, une sorte d'anniversaire pour ne pas oublier. Je ne suis jamais allée à ces rassemblements organisés par des copines d'école, je veux garder mes souvenirs de jeunesse, je pense que je n'aimerais pas me confronter à des visages qui je ne reconnaîtrais pas.
En parlant de restaurant, il était bondé, que des têtes blanches par deux ou par quatre, Christian a dit à la serveuse "Heureusement que nous sommes là pour rajeunir la terrasse." Elle a éclaté de rire. 

mercredi 6 septembre 2017

BANYULS et ST-CYPRIEN



Commençons ce journal de bord par le temps. Hier, il faisait beau, un peu d'air, aujourd'hui, il fait lourd, pas un brin d'air, le ciel hésite entre le gris et le bleu, silence absolu, même les oiseaux sont muets, ça me rappelle un matin à Argelès, je préparais le repas et d'un seul coup les oiseaux se sont alignés sur la clôture, silence, et tremblement de terre, pas trop important mais assez pour le sentir et faire bouger la table. Les oiseaux savent, tous les animaux ont ce sens du danger. Je suis tranquille, pas d'oiseaux sur la clôture.



Nous avons passé un excellent moment à Banyuls, j'aime beaucoup cet endroit, sans chichis, authentique, il y a des touristes mais la petite ville n'est pas envahie en septembre. Nous étions assis face à la mer et il y avait un banc tout près vite occupé par les mamies qui habitent là, elle viennent regarder les promeneurs et se raconter les dernières nouvelles, les jeunes s'arrêtent pour leur dire bonjour. Il était plus de 18h, en Algérie nous disions "Nous allons prendre le frais." elles font la même chose, ça rompt la monotonie d'une journée. 
Le ciel et la mer se rejoignent dans le même bleu, on sent l'Espagne tout près, ils tendent même des toiles dans les petites rues, sans doute pour se protéger de la chaleur.

Tant pis pour la poubelle, la maison me plaisait et Christian portait un teeshirt qui allait avec.



Nous regardions le prix des maisons affichées dans une vitrine, pas pour nous, par curiosité. Un monsieur était assis sur le rebord de la vitrine, son chien à ses pieds et il lisait, il m'a dit "Je peux me pousser." "Pas la peine, nous n'achèterons pas aujourd'hui." et il nous a répondu sans aucun accent "J'ai acheté ici et je regrette, je ne suis pas intégré, on me fait bien sentir que je ne suis pas d'ici, les Catalans ont trop de caractère." 
Je n'aime pas entendre ce genre de discours, pour s'intégrer il faut faire des efforts, ne pas faire son "kéké", on nous disait la même chose lorsque nous sommes arrivés en Bretagne il y a 32 ans "Vous verrez, ce n'est pas facile avec les Bretons."  Nous n'avons eu aucun problème, je n'ai jamais entendu "Vous n'êtes pas d'ici." Vraiment et pourtant la pointe d'accent de Christian ne trompe pas.
Nous sommes certainement des caméléons...


Un tour à St-Cyprien pour la forme, nous n'aimons pas trop, mais il y avait une boutique qui faisait des churros, des excellents churros, céder à la tentation au moins une fois. Plus de churros, des crêpes et des gaufres, non. Les stands de poissons frais sur le port étaient vides, il faut y être à 8h30 jusqu'à 11h, il ne faut rien nous demander le matin, je dors, ne soyez pas jaloux, je dors très bien.....je prends mon temps.

En rentrant de St-Cyprien, nous nous sommes arrêtés au Roussillonnais faire la causette avec René Auberville et Nadia, un bon moment. 
La journée se terminait, le temps passe trop vite. Tout à l'heure, nous irons au Racou, j'irai mettre mes pieds dans l'eau, je ne me baigne plus, j'ai pourtant tant aimé les bains de mer, mais bon...

SCRABBLE:

BAIN, AUBAIN, CUBAIN, URBAIN, PLEBAIN, RURBAIN,

THEBAIN, SUBURBAIN.

lundi 4 septembre 2017

Argelès port et plage

Le temps s'est remis au beau, hier gris et frais, cette nuit quelques gouttes, du pipi de chat, la fraîcheur était idéale pour marcher, nous avons fait le grand tour en passant par le port d'Argelès, pour admirer les barques catalanes, et j'aime ce port qui a la vue sur la montagne.



De la musique

Et nous sommes rentrés par la plage, chaque année il y a une exposition de photos, de très belles photos, en plein air.


"Enfants de la Mer poursuit la découverte des milieux naturels locaux à travers une exposition de photos grand format en plein air.
Cette année, honneur aux zones humides avec l’exposition " Aiguamolls d’aqui ". 
Etangs de Canet-Saint-Nazaire, de Leucate, marais de l’Empordà en Catalogne du Sud : ces espaces littoraux souvent mal connus du grand public recèlent une faune et une flore d’une richesse exceptionnelle. Leur rôle est essentiel, notamment dans le cadre des mouvements migratoires de nombreuses espèces d’oiseaux. Les zones humides sont malheureusement menacées par les activités humaines et les caprices du climat."

Si nous pouvions prendre conscience de la fragilité de notre planète..

Nous avons rencontré sur le chemin un petit garçon métis magnifique, trois ans, sa maman n'était pas loin, il a ramassé un caillou blanc, il est venu le poser dans ma main "Je te le donne." un cadeau, sa seule valeur inestimable, le geste d'un enfant heureux de donner, je lui ai dit "Tu es un enfant adorable, je vais le garder jusqu'à la fin de ma vie." il était content, il se tapait sur les cuisses et riait aux éclats. Son prénom est Thomas. Le caillou rejoindra les petites choses que je garde précieusement. Merci Thomas.

Sinon, il y avait encore un monde fou qui se baladait, c'était dimanche, je pensais que ce matin lundi il y aurait moins de monde, je me trompais. Nous sommes allés faire des courses et nous avons tourné en rond pour trouver une place sur le grand parking d'Intermarché, le magasin était bondé, un déferlement de retraités qui roulaient par quatre, je me marrais intérieurement en les écoutant, deux couples
"Est-ce que tu aimes ça ? Nous pourrions acheter ça ?" pas facile la vie à quatre.
Les petits-enfants sont retournés chez les parents, septembre est le mois idéal dans le sud, on peut sortir les bermudas à fleurs et les robes qui serrent un peu, le teeshirt avec l'inscription "Je suis l'Original." c'est vrai, il y avait beaucoup de copies.... 

Il y a quelques années, lors de notre dernier séjour à Argelès, nous avions fait un reportage, les couples qui se tiennent par la main, j'avais mis un petit texte qui est toujours d'actualité, vous cliquez sur le lien et vous découvrirez les photos


Le scrabble : le festival d'Argelès approche, nous commençons vendredi après midi, les originales.
J'ai retenu un mot : PYRÈTHRE, chrysanthème sauvage donnant un insecticide. Les moustiques n'aiment pas et nous n'aimons pas les moustiques, ils ne me piquent pas mais ils adorent la peau de Christian.


samedi 2 septembre 2017

Collioure

Le temps passe, c'est le repos absolu, la tramontane annoncée n'a pas été violente, il y a juste le risque de recevoir une pigne de pin sur la tronche mais elles ont toujours la bonne idée de tomber juste à côté..Lorsque nous nous installons dans un camping dans le sud, il y a toujours des hésitations, il fait chaud il faut des arbres, une fois que vous êtes sous les arbres "Mince, nous n'avons pas pensé aux oiseaux." cette année ils sont discrets, enfin jusqu'à aujourd'hui, ils sont sans doute en train de picorer les grains de raisin près de Banyuls, nous le saurons grâce à la couleur, mais ils sont corrects, jamais sur nous, comme les pignes de pin juste à côté. C'est la nature, et pas la peine de faire du camping, un jour j'ai été décorée sur la tête dans une rue de Vannes en faisant des courses et Christian sur son polo tout neuf...


Balade à Collioure. Il y avait encore un monde fou, ça grouillait dans les petites rues. C'était notre jour de chance, nous avons trouvé une place sur le grand parking, tout en haut de la côte facile à descendre mais dure à remonter, nous allions partir la fleur au fusil, content d'avoir trouvé une place même un peu surpris et une charmante dame s'est approchée de nous "Si vous voulez j'ai pris un ticket de parking, il reste trois heures à utiliser, c'est cinq euros les six heures."
'Cinq euros ? pas d'autres alternatives, deux heures par exemple ?"
"Non, je vous donne mon ticket."
Nous n'allions pas refuser et Christian m'a dit "On gagne plus qu'au loto aujourd'hui." En général, nous gagnons deux euros avec le complémentaire !!
Il y a quatre ans, le parking était gratuit.


Collioure est une perle, je m'extasie toujours mais elle souffre du tourisme de masse, une dame me disait qu'il y a autant de monde entre Noël et le jour de 
l'an, impossible de se garer.

La plage est pleine de galets, ce n'est pas gentil, mais nous avons ri, un vieux monsieur faisait son beau, torse bombé, petit maillot bien ajusté, bronzage parfait, il sortait de l'eau telle Ursula Andress dans un James Bond, triomphant, à peine avait-il mis les pieds sur la plage, toute sa superbe avait disparue, il battait des bras pour ne pas tomber, soulever les pieds, un coup à gauche, un coup à droite, un flamant rose, et a fini par s'allonger pour ne plus bouger, mais il voulait changer son maillot mouillé sous sa serviette de bain, j'attendais que la serviette tombe...Non..

Si vous cherchez une maison à acheter, j'ai repéré celle-là dans une agence


Nous sommes allés jouer au club d'Argelès, c'était la reprise, pour le club et presque pour moi, j'ai fait un break, disons un demi break. J'ai bien joué, Christian a arbitré, il a mis la partie sur le site Vannesscrabble. Pour l'instant il ne peut pas les mettre imprimables, et surtout si vous les rejouer avec Duel-de-Mots, il ne faut pas utiliser Google, incompatibilité avec Java.
Je vais dévoiler un mot qui a été joué COVENANT, j'avais ENCAVONS mais je perdais des points, COVENANT est un nom.
J'ai retrouvé des connaissances au club, message à Josette, Roselyne y était...

Principal travail, établir le programme de demain, il y a des animations au port et sur la plage. Un campeur nous a soufflé une adresse à Port-Bou, une paella à se damner..
Nous verrons si la faim nous tenaille, pour l'instant ce n'est pas le cas...




vendredi 1 septembre 2017

Le ciel se dégage, il fait bon. Hier, pluie et grande fraîcheur, nous sommes passés de 37 degrés par endroit (mercredi) à 19 degrés (jeudi), nous avons mis le chauffage dans la caravane, incroyable mais vrai, c'est la première fois que cela nous arrive à Argelès. Léger frémissement des feuilles, la tramontane est prévue.

Il y a encore du monde, raisonnablement, ne pas fréquenter Argelès en juillet et août, comme toutes les grandes stations balnéaires, les propriétaires possèdent le camping depuis 37 ans, la dame me disait qu'elle n'avait jamais vécu un été aussi dur, des gens bruyants, des sauvages qui cassaient, impossible de les faire rentrer dans les clous. Agressifs, à l'image de notre société actuelle..
Avant de partir, j'avais regardé si le camping avait un wifi correct et des avis sont apparus, si nous ne fréquentions pas depuis si longtemps cet endroit nous ne serions pas venus, les gens se vengent en écrivant des horreurs, ils ont le droit de le faire mais la propriétaire n'a pas le droit de répondre, elle pourrait être attaquée. C'est aussi le cas pour des hôtels, il suffit qu'un concurrent ait envie de vous faire du mal. Ces sites qui abondent sur internet ne sont pas toujours fiables. 
Le marché en musique.


Christian est allé au village, tout seul, et il arrive avec des petits paquets "Voilà, je passais dans le coin, j'amène le repas, nous allons passer un moment ensemble." il a fait ses petites courses, salade, un demi poulet rôti, pain frais, il est content.... 
La porte de l'atelier d'Emile.


Il ne fera plus la causette avec Emile, le peintre des coloquintes qui était assis sur son banc et qui regardait les gens passer. La femme d'Emile est morte un an avant lui, il ne voulait pas aller en maison de retraite, il s'est laissé mourir. C'était un personnage d'Argelès.

Cet après midi, nous irons à Collioure, il y a un très bon marchand de glace... Nous retournerons aussi visiter le prieuré de Serrabone qui est dans la montagne, nous l'avions fait il y a huit ans mais je commençais à ne pas être en très grande forme, je n'avais pas apprécié, chaque pas me coûtait, c'est très beau.