lundi 16 novembre 2015


Avoir envie, oui avoir envie est la preuve que nous sommes bien vivants, il ne faut pas culpabiliser parce que nous avons encore envie de rire, de lire, d'aller au cinéma, de déguster un bon plat, de vivre tout simplement.

Je lis partout "Nous partageons la douleur", la douleur morale ou physique ne se partage pas. Nous pouvons avoir un geste, une parole mais jamais nous ne souffrirons à la place d'une mère qui a perdu un enfant, d'un homme qui a vu mourir sa femme dans ses bras, notre vie continue, dans quelques jours les médias passeront à autre chose et nous serons de nouveau happés par les petites choses de la vie.
Nous réagissons tous sous le coup de l'émotion et après?

Ce qui est sûr c'est que nous céderons pas à ces fanatiques, je suis une femme, ils haïssent les femmes, elles représentent pour eux le péché, je suis une femme qui aime bien boire un apéro de temps en temps, parler à égalité avec les hommes, raconter une petite histoire cochonne, même à un homme, les femmes disposent de leur corps dans notre pays, pas chez eux, m'étonnerait qu'elles puissent dire "Pas ce soir, j'ai la migraine". Les femmes sont réduites à l'état d'esclaves "Frappe ta femme tous les matins, si toi tu ne sais pas pourquoi, elle elle le sait." Jamais nous ne céderons, j'ai fait ma vie, mes petites-filles non, faites de la résistance.
Et finalement ce qui peut sauver le monde c'est l'amour, l'amour des autres, je suis utopique? Peut-être, même sans aucun doute, mais ça ne coûte rien d'y croire.

Les dessinateurs humoristiques s'en donnent à coeur joie, ils n'ont jamais autant de talent que pendant les événements graves, avec leurs crayons ils disent tout, j'ai sélectionné quelques dessins de mes dessinateurs favoris :




Le plus beau est celui-ci, l'innocence des enfants :

Parlons scrabble, quelques polémiques sur le site de la fédé en ce qui concerne le simultané de samedi dernier, des clubs n'ont pas pu jouer, d'autres oui. C'est vrai, les résultats sont faussés, mais qu'importe, ce n'est pas une poignée de PP qui changera notre vie, il faut absolument prendre de la distance avec ça.
Pour vous rattraper vous avez le blitz le premier week-end de décembre, vous aimez jouer vite, c'est le moment et une semaine plus tard la phase 2 si vous êtes qualifiés, les compétitions ne manquent pas en cette fin d'année.

Scrabble :

Anagrammes : GLISSANT - LASTINGS - je viens de l'apprendre.

MARNIERE - REMANIER - REANIMER -


samedi 14 novembre 2015

Vendredi 13, jour de chance? Les gens jouent un peu plus au loto, s'ils gagnaient ils pourraient s'offrir un beau voyage, un nouveau canapé, une jolie voiture, un home cinéma, oui pourquoi pas un home cinéma, sauf que le home cinéma sert quelquefois à diffuser d'horribles images et ce n'est pas de la fiction, ce n'est pas un jeu vidéo, des gens, des vrais gens meurent sur les trottoirs.
Chronologie de la soirée de ce vendredi 13 :

A 20h : Il y a quoi à la télé ce soir? 
-Pas grand chose, Henri Salvador? La 5 si tu veux "Nous sommes tous des cobayes"?
-Alors la 5, je n'ai pas trop envie de regarder Salvador.
Je joue au scrabble, je jette un oeil sur la télé, finalement je décide d'aller regarder la télé au lit et je change de chaîne, je regarde Henri Salvador jusqu'à la fin, il était marrant, joyeux, il chantait bien, quelle belle époque, insouciante; Je riais.
.
- Fin de l'émission, je zappe sur la 3 avant d'éteindre.

-Distraite, j'écoute le présentateur et soudain j'entends l'abominable, des fusillades dans Paris, des dizaines de morts. Des images défilent, alors je mets les infos en continu, ils doivent en savoir un peu plus que sur la 3, erreur, ils ne savaient rien de plus, les mêmes images passaient et repassaient, les mêmes ambulances, les mêmes cris.
Je voulais connaitre les endroits où les coups de feu avaient été tirés.

-23h : le nombre de morts augmentait, les rumeurs enflaient, d'autres attaques étaient en cours, l'horreur et nous étions bien à l'abri chez nous, impuissants comme la majorité des gens qui regardaient la télé au même moment.
Le Bataclan attaqué, un endroit de fête, un concert de rock, ils devaient danser, rire, applaudir et puis pan! un coup de feu a tout arrêté, ils sont tombés, se sont enfuis et le téléphone portable s'est allumé pour rassurer les proches, à l'intérieur la tuerie continuait, froidement les terroristes abattaient les fêtards les uns après les autres.

23 H 50 : F.Hollande le visage grave prend la parole, nous sommes en état de guerre, les frontières sont fermées.

Je dis "Les frontières sont poreuses, comment arriver à tout contrôler." J'ai peur. J'ai peur pour mes enfants, mes petits-enfants, je n'ai pas peur pour moi.

Les témoins n'arrivent pas à parler, ils n'oublieront jamais ce qui est arrivé. Nous ne pouvons pas oublier, tout est bien enfoui, prêt à resurgir. Je pleure.

Il est plus de minuit, je suis fatiguée, je dis "On peut éteindre?"

Je sais qu'en ouvrant la radio le lendemain matin, je vais entendre le bilan des morts, des blessés et que cette journée restera à jamais gravée dans ma mémoire, dans nos mémoires. Ce n'était pas un cauchemar et paradoxalement à chaque fois que je souffre dans ma chair, pour les autres, à chaque fois que j'ai des gros soucis, je dors, je dors profondément, je me réfugie dans le sommeil. Même la folie des hommes ne m'empêche pas de dormir, je ne cherche plus à comprendre.
Des parents, des frères et des soeurs, des amis n'arriveront sans doute pas à trouver le sommeil ce soir. Une scrabbleuse de la région parisienne a perdu son fils au Bataclan.

Tout à l'heure j'ai vu sur la 2 le témoignage d'un jeune journaliste qui était au Bataclan, il a vu ce que l'on ne peut pas décrire, il est vivant parce que d'autres sont morts sur lui, protégé, il aura besoin d'un soutien pour de nouveau sourire à la vie.

Ce samedi soir, il est minuit, la télé diffuse encore des images. Je suis fatiguée "On peut éteindre?" 



jeudi 12 novembre 2015


Le temps qu'il dise tout ça, j'avais une année de plus, c'est passé, j'ai une année entière pour penser au suivant. 
Nous avons beaucoup ri, les jeunes riaient et regardaient sans arrêt leur portable, on ne sait jamais, il pourrait se passer un truc extraordinaire sans qu'ils soient au courant. Caroline qui fêtait aussi ses 20 ans consultait ses messages et disait "X..ne m'a encore rien souhaité, elle exagère" elle avait des dizaines de messages mais X...était sa préoccupation, sa meilleure copine ou sa meilleure ennemie, je ne sais pas, avec les filles on ne sait jamais. Sylvain ressemblait à Kenji

coiffure, barbe. Laura à Chantal Thomass, même coupe mais la jeunesse en plus.

Caroline avait changé la couleur de ses cheveux, ça lui va bien et toujours tirée à quatre épingles, les vêtements sont sa passion.
Leur copine Pauline était là, toujours aussi belle, elles se connaissent depuis qu'elles sont bébés, Pauline est leur voisine immédiate, elle sait tout!  Les parents de Pauline aussi. Le champagne remplissait les coupes, les canapés et des petites choses confectionnées par ma fille, leur pâtissier fait des gâteaux délicieux, la framboisine et le gâteau au chocolat ont eu du succès. Caroline a soufflé ses bougies, pas moi...
J'ai eu des cadeaux en bons cadeaux, la Fnac évidemment et mon autre passion, les pulls, j'irai choisir ceux qui me plaisent.

Un clic sur la photo.

Pour en revenir à la barbe de Sylvain et d'autres nombreux jeunes et moins jeunes, je pensais que la mode allait passer à autre chose, mais non, ça dure. Les chauves ont trouvé là un moyen de faire oublier leur calvitie, ceux qui entretiennent une barbe de trois jours pensent que cela leur donne du charme, je ne suis pas tout à fait d'accord. Christian essaie mais à chaque fois je lui coupe son élan "Non, décidément, tu fais dix ans de plus" Il coupe, il n'aime pas faire dix ans de plus, lui qui dit souvent "Vous savez j'ai bientôt 77 ans" en espérant entendre et c'est vrai ça marche souvent "Vous ne les faîtes pas, sans vouloir vous flatter, quel dynamisme." Ses yeux pétillent, il est heureux, on ne m'a pas encore demandé "Vous avez le même âge?" 
Parlons des coupes de cheveux lorsqu'ils restent en grand nombre, rasés sur les côtés, une touffe sur le dessus qui ressemble à la haie du jardin bien taillée, quelle horreur. 

Mais à partir de quelle surface?
Il y a des abris de jardin qui ressemblent à de vrais cabanons habitables ou en garage, déguisés en abris de jardin.


ça peut faire sourire mais ça peut aussi faire très peur en pensant que nous pourrions être sur leur chemin.

L'exemple type d'une chose que vous pouvez ne pas comprendre, on pourrait croire qu'il y a un boycott sur les produits fabriqués en Israël, non il faut faire la différence entre ceux produits par Israël et ceux fabriqués dans les colonies occupées illégalement par des israéliens, colonies considérées illégales par les Nations-Unis et par l'Europe, avec raison.

Luchini penche à droite. Je ne comprends pas pourquoi Sarko n'a jamais eu l'idée de m'inviter à déjeuner pour me faire changer d'avis, comment voulez-vous que je pense autrement.

La petite histoire rigolote :

Le patron


Un patron a beaucoup de mal de se faire respecter dans son entreprise.
Un matin, il n’en peut plus et décide de prendre une mesure radicale :
Il colle sur la porte de son bureau une grande affiche où il y a marqué en caractères d’imprimerie :

LE PATRON ICI, C’EST MOI !
La journée passe et il se sent beaucoup mieux. Il va à ses rendez-vous avec un moral d’acier.
En rentrant à son bureau le soir, il voit un post-it que sa secrétaire avait collé en dessous de son affiche, où il y est écrit :
« Votre femme a téléphoné – elle veut que vous lui rendiez son affiche immédiatement ! »


SCRABBLE :

Certains mots en ER ne sont pas que des verbes.

Il y a 20 mots de sept lettres finissant par TERS

BITTERS CANTERS CARTERS CUTTERS FRATERS GETTERS GOÛTERS HOLTERS HUNTERS LINTERS MASTERS MISTERS PORTERS POSTERS PUTTERS ROOTERS SETTERS SINTERS  ULSTERS WELTERS

Il y en aura 21 bientôt, vous pourrez jouer SKATERS.

Michelle a ramené d'Aix un set de table fabriqué par Lionel Allagna, elle me l'a offert, des nouveaux mots admis au scrabble et des anagrammes. Je vais pouvoir potasser en mangeant. Patrick m'a dit "Oui, ça mérite un petit déjeuner consistant."

lundi 9 novembre 2015


Il me semblait bien que nous étions dans la période de l'olivade, le ramassage des olives en Provence, l'oliveur met les olives dans une banaste. La vieille tante de Christian avait un petit terrain sur la colline, tout prés de Bédarrides dans le Vaucluse, il domine l'autoroute, il y avait des oliviers, nous regrettons souvent de ne plus avoir ce terrain, ma belle-mère avait hérité de sa tante qui était vieille fille, il a été vendu pour une poignée de figues et en plus il était sous appellation Chateauneuf-du-Pape, roulée dans la farine par l'acheteur, nous étions jeunes, nous ne nous occupions pas de ça. On aurait pu avoir notre huile d'olive, il y a un Chateauneuf-du-Pape qui s'appelle Gonnet, mais hélas! c'est une petite cousine de Christian.."Font de Michelle", nous y sommes pour rien. Nous ne buvons jamais des vins de cette région, du bordeaux, que du bordeaux, une habitude et avec modération. J'ai dit à Christian "Tu n'aimes pas les vins du Rhône, les vins de Loire, les vins d'Alsace etc." il m'a répondu "J'aime les boire lorsque je suis sur leur terroir" 
- Ah! je ne savais pas que nous habitions le Bordelais.
Il a dit "pfft"


Demain soir, ce sera champagne, je fête mon anniversaire en même temps que celui de ma petite-fille, ma jumelle, 20 ans, la veinarde, on fera moins attention au mien, ça me va très bien. J'envie les peuplades qui ne connaissent pas leur âge, pas de déclaration en mairie, ils ou elles ont peut être 100 ans, peut être pas et bien souvent ils signaient SNP, sans nom patronymique. C'était souvent le cas en Algérie SNP Mohamed, tu as quel âge "j'sais pas" ils étaient heureux puisqu'ils ne savaient pas s'ils étaient vieux ou très vieux.
Et nous voyons déjà les décorations de Noël, berk !! Vivement le mois de janvier.



Moi non plus, je ne me fais jamais vacciner, je dis "Nous verrons", Christian oui, c'est fait, nous verrons. Les gens ont de moins en moins confiance, ils se méfient des vaccins, nous nous méfions de tout..Je n'ai peur que d'une chose, des dinosaures ! 
Nous n'allons pas tarder à entendre la sonnette, les pompiers, la factrice, si F.Hollande veut venir il peut, j'ai besoin de lui parler.

 Bonnes dents :


Grand-maman as-tu des bonnes dents ?
- Malheureusement non mon petit...
- Très bien ! tu peux surveiller mes caramels ? 


Il peut aussi avoir confiance en moi, la dernière fois que j'ai mangé un caramel, il y a deux mois, j'ai retrouvé une dent sur pivot dedans, elle était intacte, ça m'a coûté 23 euros pour la faire remettre,  La dent sur pivot remplaçait celle que j'avais cassée avec un carambar, c'est bête non ! Depuis je mange des chamallows.

SCRABBLE :

J'ai joué LESOTHAN anagramme de ETHANOLS sur ISC

Il y a 11 mots finissant par HAN


AFGHAN- E adj. et n.m.
AHAN-n.m. Onomatopée qui exprime l'effort.
CHAN-n.m. (= shan, tchan) Langue de Birmanie.
CISLEITHAN- E adj. Situé en deçà de la Leitha, rivière entre l'Autriche et la Hongrie.
DARSHAN-n.m. --> darsana
HAN-HAN adj. Relatif à une dynastie chinoise. --- HAN interj. et n.m. (inv. mais han adj.) Cri sourd émis en frappant.
HIHAN-n.m. et interj. Braiment.
KHAN-n.m. --> kan
LESOTHAN- E adj. (= lesothien) Du Lesotho (Afrique australe).



SHAN-adj. --> chan
TCHAN-n.m. --> chan 

Au premier janvier il y en aura 13, vous pourrez écrire  LEVIATHAN (chose monstrueuse) et RAMADHAN ( seul RAMADAN est accepté pour l'instant).


dimanche 8 novembre 2015

Instruisez l'enfance, dès que son esprit devient capable d'instruction : mais ménagez sa faiblesse, et sachez vous accommoder à sa raison naissante. Laissez à cette jeune fleur le temps de pousser et de s'épanouir, et ne la flétrissez pas pour toujours, en l'échauffant imprudemment dans votre sein.
Sentences et morales chinoises (1782)

Pourquoi cette citation? Je suis en train de lire le bouquin de Delphine de Vigan. Le talent d'un écrivain est qu'au détour d'un mot, d'une ligne, d'une page, il arrive à nous émouvoir, à nous faire rire ou à faire surgir des souvenirs, des choses que nous avions bien rangées, enfouies toutes froissées dans un tiroir de notre cerveau.
Delphine de Vigan a écrit un livre magnifique, troublant, dérangeant.
A un moment de sa vie elle a vu ses enfants prendre leur envol, partir loin. Je n'ai jamais lu un livre avec un titre aussi long que celui de Romain Puertolas "L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté..." écrit par une maman qui voit ses enfants quitter la maison un à un "Le chagrin caché d'une maman qui assiste impuissante et ravie, sentiments contradictoires, à l'envol de ses enfants, loin du nid familial." Et pourtant, il y aurait une vraie source d'inspiration.


Mon premier enfant est parti à 18 ans, 400 km de chez nous, ce n'était pas le bout du monde mais il allait vivre à Toulouse pour quelques années il faisait ses études. Nous avons cherché un studio, pas trop loin du centre ville, rangé ses affaires, garni les étagères, nous étions anxieux, il était content, j'ai un peu pleuré en cachette, et je fanfaronnais "Nous ne faisons pas des enfants pour nous, il faut qu'ils vivent leur vie mais nous devons leur donner toutes les chances pour réussir leur vie." A la première occasion je descendais sur Toulouse, je regarnissais les étagères, des conserves, des pâtes, des gâteaux, il ne fallait pas qu'il ait faim, la mère nourricière, nous allions au cinéma, il me faisait visiter ce qui était devenu sa ville, je faisais la connaissance de ses copains, c'était amusant, encore quelques moments ensemble. Il est parti très loin faire son service militaire, à Mururoa, une coupure plus longue, histoire de s'habituer avant un autre grand départ vers un pays lointain pour son travail. On s'y fait, nous n'avons pas le choix, il est libre de choisir sa vie.

Le deuxième, autre cas, jamais loin de nous, avec une amoureuse ou sans amoureuse, puis tout a changé, il est papa de quatre enfants. On n'écrira jamais assez sur les sentiments d'une maman qui voit son fils avec une jeune fille pendue à son cou pour la première fois, plus tard il y eu d'autres occasions, ne plus être surprise! Toutes les questions que nous nous posons, l'inquiètude "Va t-elle le rendre heureux?" Il partait, il revenait, il a été malheureux, heureux et il est parti pour de bon, j'ai beaucoup gardé ses enfants, la coupure n'a jamais été franche, il y a toujours des fils visibles et invisibles qui nous relient, je lui caresse toujours la joue lorsque je lui dis au revoir, mais rassurez-vous, je ne lui tiens plus la main pour traverser la rue, il a bientôt cinquante ans.

La troisième est une fille. Tout est différent pour une mère et surtout pour un père, nous savons instinctivement que rien ne sera pareil, deux garçons et une fille, la complicité. Je commençais à avoir de l'expérience, j'ai rusé lorsqu'elle a connu un garçon qui est devenu son mari "Il viendra à la maison lorsque tu auras eu ton bac en juin." Une manière de croire qu'elle était encore à nous, qu'à nous. Elle a eu son bac, il est venu chez nous, elle a deux filles et a connu à son tour les affres de la séparation, 12 km mais pour elle c'était trop, j'ai beaucoup ri cet été, Laura sa fille faisait un stage à Quimper et rentrait déjeuner chez ses parents et elle disait "Je vois ma mère le dimanche, c'est tout"  Sylvain a dit "Et dans la semaine?" "Ce n'est pas pareil, je ne fais que manger et je pars." Le cordon ombilical n'est pas coupé. J'aime le calme de ma fille et le soin qu'elle a à me préserver, ne jamais nous inquiéter pour pas grand-chose. Nous nous aimons.

Il y a ensuite une maison vide, des chambres où les lits restent toujours faits, un frigo qui reste souvent plein, une cocotte trop grande pour deux, un canapé où nous pouvons enfin nous asseoir sans qu'ils soient allongés pour regarder la télé, des joies, des chagrins, et il reste surtout celui avec qui j'ai décidé de faire un grand bout de chemin et qui vient de m'annoncer que nous n'avons encore rien gagné au loto samedi, mais ce n'est pas grave, la vie a été généreuse avec nous, on ne peut pas tout avoir. Il faudrait écrire ce livre sur le chagrin des mamans qui voient partir leurs enfants, tout au début de la désertion, plus tard ce n'est plus possible, les sentiments ne sont plus les mêmes et vieillir fait prendre de la distance, j'observe autour de moi, j'écoute : 
"Est-ce que nous ne devenons pas un peu égoïstes?" Sans doute. 

Voilà, j'ai fini, je n'ai pas envie de parler de scrabble, hier j'ai lu les deux parties à Plouharnel, celles de la phase 1, je ne veux pas penser au scrabble. Ce sera pour demain.

jeudi 5 novembre 2015


J'avais entendu les critiques élogieuses et le sujet nous plaisait, séance cinéma cet après midi, il faisait et il fait toujours un temps pourri ça tombait bien.
Je le dis et je le répète j'adore la magie du cinéma, je ne suis pas blasée, dès que la lumière s'éteint, que l'écran s'anime, m'enfoncer dans le fauteuil rouge, je me sens dans mon élément, nous pouvons rêver, je peux rêver. Ouvrir un livre et voir un film, deux choses essentielles pour moi, je ne peux pas m'en passer.

Si vous n'avez pas encore vu ce film qui est sorti hier, courez le voir, histoire entièrement vraie, quelle belle leçon d'intégration après toutes les souffrances d'un homme emprisonné dans les geôles du Shah pendant plus de sept ans, un farouche opposant au régime autoritaire du Shah.

Kheiron joue le rôle de son père qui est parti d'Iran avec femme et enfant, il fuyait la tyrannie pour mieux faire entendre sa voix à partir d'un autre pays qui a été la France.
J'ai pleuré mais je riais aussitôt, une histoire qui aurait pu être tragique traitée sous le ton de l'humour. La première partie qui parle de sa vie en Iran est vraiment émouvante, la deuxième partie qui se passe en France dans une cité à Pierrefitte est très actuelle et terriblement amusante, un vrai éclectisme culturel. J'ai éclaté de rire lorsque le rappeur dit à son copain "Tu sais Edith Piaf elle chantait "Alors venez médor" et l'autre "Non, mylord" C'est bien joué, l'actrice Leila Bakti est belle, talentueuse, Gérard Darmon et Zabou parfaits.
Restez assis jusqu'à ce que l'écran soit noir, il fait défiler des photos et précise ce que chacun est devenu, c'est vrai ils se sont vraiment bien intégrés et ont tous une place dans notre société. Un jeune homme qui a voulu rendre hommage à ses parents, c'est beau, très beau. Ils n'ont jamais revu leur pays.
J'ai aimé, mais comme toujours nos goûts ne sont pas les mêmes, tout ce qui touche aux immigrés m'émeut.



Temps à cuisiner une potée, je n'ai pas fait la même que sur la photo, mais ça y ressemble. N'ayez plus aucun scrupule si vous avez envie de manger de la charcuterie et de la viande, le professeur oncologue David Khayat a poussé une colère ce matin sur France Inter, notre alimentation n'est pas celle des américains et l'étude de l'OMS a été faite à partir de ce que mange les américains, de la viande presque calcinée, de la charcuterie sous vide qui n'a rien à voir avec la nôtre, s'il l'a dit c'est ce que ça doit être vrai.
Christian aime la potée et je disais "tu devrais apprendre à cuisiner, c'est facile à faire une potée, si un jour je n'étais pas là.."  "Mais je sais, j'achèterai un chou de Bruxelles" Voilà, il ne saura jamais. Heureusement, sa soupe de pâtes le sauvera de la famine.

Toutes les bêtises de nos politiques en images.



C'est la stricte vérité "La drogue c'est vraiment de la merde".


Une petite histoire pour les pompiers :

Sirène d’incendie

Dans un petit village de province deux amis sont attablés à la terrasse d’un café.
Soudain la sirène d’incendie qui appelle les pompiers bénévoles retentit. Aussitôt un des gars se lève :
– Excuse-moi il faut que j’y aille…
– Tu es pompier ? Fait son copain étonné.
– Moi, non. Mais le mari de ma maîtresse, oui !


SCRABBLE :

GLUCINE : oxyde de glucinium.  GLUCINE + E = GENICULE ou + H = CHLINGUE.

Il y a 3 mots de sept lettres débutant par GLUC

GLUCIDE-n.m. Hydrate de carbone.
GLUCINE-n.f. Oxyde de glucinium.
GLUCOSE-GLUCOSE n.m. Glucide de saveur sucrée. --- GLUCOSÉ, E adj.






mardi 3 novembre 2015


J'avais promis de vous expliquer pourquoi les bananes sont recourbées. C'est une histoire de gravité. En effet, la disposition des fleurs du régime d'où provient la banane se fait de telle sorte que celles-ci se regroupent en grands épis, qui se dressent  ou qui pendent, selon l'espèce du bananier. En général, les bananes que nous mangeons, enfin vous, certainement pas moi, je n'aime pas les bananes, ont des épis dressés, tournés à l'envers.
Dans le régime, les fleurs sont entassées les unes sur les autres, et pour mieux se développer, les bananes ainsi allongées se recourbent. Cela permet aussi de répartir le poids vers l'intérieur du régime. Si la banane ne se recourbait pas, elle s'écraserait contre ses voisines et les fruits pourriraient.
C'était intéressant? Ce n'était vraiment pas urgent que je vous explique pourquoi les bananes se recourbent.

En regardant ce dessin je pensais à ces enfants qui ne veulent jamais dire bonjour, qui tournent la tête avec un air mauvais, oui les enfants peuvent être méchants lorsqu'ils sont petits, ma réaction, je les ignore, je ne vais surtout pas les supplier et surtout éviter la réflexion désagréable venant de leur part, ils peuvent aussi être vexants ! Mon frère voulait bien embrasser mon arrière grand-mère à condition qu'elle aille se faire repasser, il n'aimait pas les rides. Elle riait, ne se vexait pas, les mamies d'avant n'étaient pas celles d'aujourd'hui.
Vous vous souvenez de cette parodie de "L'école des fans" avec Valérie Lemercier, les enfants sont vraiment comme ça
Regardez la vidéo


Depuis le temps qu'on en parle, je n'y crois pas, ils peuvent se réunir. La pollution n'est pas que sur Paris, nous y avons droit aussi, je la sens, les asthmatiques respirent beaucoup moins bien en ce moment. Nos descendants muteront pour mieux respirer, ils s'adapteront.

"L'affaire Lucette", tout le monde en parle, VGE allait aussi chez les français, ça faisait rire mais ce n'était pas la principale information de la semaine, ça m'a juste fait penser à une chose, je ne connais pas de Lucette, c'est vraiment un prénom oublié.

Le prix Goncourt a été décerné à Mathias Enard, j'ai lu un de ses livres "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", j'avais beaucoup aimé, il avait eu le Goncourt des lycéens, celui que je lis en général, les lycéens ne se trompent jamais.
Je n'ai pas encore lu le Renaudot, Delphine de Vigan, ça ne saurait tarder, Michelle va me le prêter.

Les Birds, je vais faire l'essai, être attentive...



SCRABBLE :

Partie club Baden aujourd'hui, j'arbitrais et j'ai vu un mot pour la première fois : REVERCHA du verbe REVERCHER.
La partie est ICI

Il y a 6 mots finissant par ERCHA


CHERCHA-CHERCHER v. [cj. aimer].
HERCHA-HERCHER v. (p.p.inv.) [cj. aimer] (= herscher) Pousser un wagonnet dans la mine.
PERCHA-PERCHER v. [cj. aimer].
RAPERCHA-RAPERCHER v. [cj. aimer]. Helv. Récupérer.
RECHERCHA-RECHERCHER v. [cj. aimer].
REVERCHA-REVERCHER v. [cj. aimer]. Souder (une pièce d'étain) pour en boucher les trous.